Jeunes et Agriculture en Afrique!

08 août 2015

Le Bluetooth, pour une diffusion des spots publicitaires des produits et services des PMEs

  1. 2015-08-08 15

    1.       Contexte et Justification de l’idée

Le développement et l’utilisation des spots publicitaires est l’un des moyens les plus sûrs et fiables pour atteindre toutes les entités du secteur public et privé. C’est une opportunité au cœur de nombreux projets des acteurs des collectivités publiques et territoriales. Bénéficier l’information directement dans son téléphone mobile est une nécessité assurant le maintien de sa clientèle et de créer une « plateforme » de marketing qui développera des systèmes de promotion, de visibilité, d’accessibilité pour atteindre des objectifs d’affaire et même des performances socio-économiques. Les PMEs doivent parallèlement trouver des réponses nouvelles, innovantes à des besoins et des contextes de communication pour lesquels les offres classiques ne sont pas très souvent à leur porter. Ainsi, l’utilisation du mobile comme outils au service de l’information ne peut être réduit à des fins de classique (appel/réception, envoie sms, téléchargement, etc.), mais bien être envisagée dans un processus plus global de système de gestion et de marketing des entreprises publiques et privées.

Au Cameroun, l’ordinateur, le téléphone mobile et l’internet sont trois TIC stratégiques, du fait qu’elles se développent très rapidement et contribuent au développement et à la dynamique de la société. Ces outils de communication présentent des avantages en termes de disponibilité, de mobilité, d’accessibilité des personnes et des biens ; d’usage dynamique et performant tant sur le plan économique, social, culturel, éducatif que professionnel ; de possibilité de documenter des événements en permettant la prise de photos, la réalisation d’enregistrement audio et surtout audio-vidéo. Parmi les TIC les plus utilisés au Cameroun, on constate que le téléphone mobile est l’outil le plus utilisé tant dans les zones rurales que péri-urbaines. Ceci se justifie tout simplement par son accessibilité en termes de coût. Le mobile est plus que jamais le compagnon de la vie quotidienne et finit par devenir le moyen le plus sûr d’atteindre un public beaucoup plus large, et de communiquer efficacement.

C’est en partant de ce postulat d’améliorer les conditions de diffusion de l’information (produits et services des PMEs) et dans une perspective de mobilité innovante de l’information, que notre idée s’est portée sur la transmission via Bluetooth des audio/vidéos de promotion des produits et services via le téléphone mobile comme outil stratégique de communication et de sensibilisation directe du consommateur. D’où une interrogation principale – en quoi la transmission via Bluetooth de l’information transcrites sur carte mémoire en format compatible au téléphone mobile constituerait-elle une opportunité pour les PMEs locales ?

  1. 2.      Etude test – Enquête statistique et résultat

 

2.1.             Enoncé de l’étude

Nous avons réalisé une étude-test sur la transmission par Bluetooth d’un spot publicitaire d’une PME local sur les changements climatiques à Douala dans l’optique d’y ressortir les enjeux, à savoir le développement et la visibilité des PMEs via le téléphone mobile. Nous avons travaillé avec une équipe d’enquêteurs constituée de volontaires pour la collecte des données à la fois qualitative et quantitative via un questionnaire dument établis avec un sondage de 618 personnes(enquête face-face domicile/lieux publics/bureaux) issues de 35 quartiers de la ville de Douala[1] avec pour profil - élevé, étudiants, leader communautaire et associatif, et entrepreneur.

2.2.            Résultats et Constats de l’étude

 

2.2.1.      Observation sur la cible – qui pourrait être la cible ?

La cible était fort jeune à 92,6% des moins de 35 ans en majorité étudiant et leader communautaire et associatif (80,5%), ce qui est tout à fait compréhensible vu l’intérêt que cette catégorie à montrer vis-à-vis du concept de par la curiosité, l’envie d’en savoir d’avantage, mais aussi de leur engouement vis-à-vis du téléphone portable. Il faut noter que ce tissu social constitue un public phare dans la plupart des pratiques de sensibilisation/éducation, dans la définition de pratiques politico-social futur pour l’épanouissement durable d’une société. Les services et offres des PME pourront dont être à la porter visuelle d’un public beaucoup plus large (jeune) grâce à l’usage du Bluetooth.

2.2.2.      Le téléphone média comme outil de formation et d’information des produits et servives– constat de l’étude

Notre Etude test nous a permis de constater que le mobile est très peu utilisé à des fins de formation/éducation (30 récurrences), ceci s’explique vraisemblablement par le défaut de connaissance de cette fonctionnalité qu’offre le téléphone mobile du public dont pour la plupart font usage du mobile pour des appels/réceptions, surfer, échanges messageries et capture d’audio-vidéo. Ceci démontre bien que le concept est novateur et que toutes les conditions sont réunies pour en faire un outil de valorisation des acquis (offres et services) des PME sur le long terme via cette autre fonctionnalité du téléphone mobile. Ceci du fait que le contenu audio-visuel de l’information (offres et services) retranscrite sur format téléphonique, dont une copie est transférée sur le mobile/carte mémoire permettant aux individus de vivre le quotidien avec l’essentiel de la formation ou de l’information dans son mobile pour une appropriation du contenu et une duplication plus forte.

2.2.3.      Quel téléphone pour la mise en œuvre de cette idée économiquement parlant ?

L’étude nous a montré que de tous les mobiles, le téléphone multimédia est le type de téléphone adéquat. Sur le marché local, l’on peut se procurer un téléphone multimédia à partir de 5 000 CFA. Ainsi, l’on constate immédiatement l’avantage économique lié à la vulgarisation du concept qui viendrait comme le canal par excellence pour informer un public cible de très grande envergure en substituant brillamment nos dépliants, spots publicitaires qui si l’on se limite aux dépliants et de par notre vécu coûte 400 000 CFA en moyenne pour confectionner 5 000 dépliants qui ne sont souvent pas lu du tout pour diverses raisons comme le niveau d’éducation, la non lecture, la culture de l’audio-visuel car « nous aimons plus voir que lire »

Propos de fin

De nos jours le mobile est un outil communicationnel indiscutable par excellence avec ses caractéristiques multimédia dont on ne présente plus les avantages. Le téléphone mobile rentre en droite ligne dans le cadre des projets structurants et à cet effet il peut contribuer dans le champ de la diffusion des informations sur les produits et services de PME et de la promotion en milieu rural et péri-urbain (vidéos en langues locales) des actions des PME. Ainsi, le Bluetooth est une composante dont les fonctionnalités attendent d’être mises en œuvre par un grand public. Enfin, la faisabilité de ce concept est réalisable et viable au regard du respect de la déontologie (Qualité-Coût-Délais).

 

Bella Oden Martial Gervais.1, Yoppa Yoppa Lucien Valéry.2

1Ingénieur de Pédagogique à Distance  2Ingénieur Système Industriel



[1] Le groupe cible de l’enquête n’est pas spécifique. Il s’agit là du nombre de personnes effectivement interrogés sans prise en compte de restriction éventuel tels que , la procédure de sélection, etc. l’objectif était d’avoir le maximum de réponses (personnes) pour déduire des résultats assez probant.

14 mai 2014

Agriculture : Tomates en conserve, chasse gardé de l’importation

 

Tomates_Rio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis la fermeture de la Société des Conserveries Alimentaires du Noun, le Cameroun est dépendant de l’importation. Pourtant le pays dispose d’une potentielle production de tomate qui n’est pas exploité, pareil pour l’industrialisation qui n’est pas encouragé, malgré le besoin.

Les comptoirs des marchés, et des supermarchés de la capitale économique, et de tous les espaces commerciaux au Cameroun ne désemplissent plus des concentrées de tomates venus des pays étrangers. Conservées aussi bien dans des sachets en plastique, que dans les boîtes en aluminium, ces tomates concentrées viennent pour la plupart des pays comme, l’Italie, l’Espagne, le Brésil, l’Algérie, la Tunisie, la Turquie, la France, les Etats-Unis, la Chine et même le Japon… Et, les marques fussent sur les étals. Les plus connues sont entre autre, Victoria, Le Trésor, First Class, Avena, Broli, Ndolo,…

Bien plus, parmi ces marques qui se bousculent sur les marchés, une bonne partie est seulement ensachée au Cameroun. La patte de la tomate étant importée de l’étranger. C’est le cas par exemple de Helena Tomato. Un cadre dans la société New Food, qui distribue cette tomate en conserve, confie qu’elle est fabriquée à partir de la tomate triple concentrée importée d’Italie. Cette tomate est ensuite diluée pour obtenir un double concentré qui est ensuite ensaché. C’est le cas aussi de la marque Le Trésor, qui vient de Tunisie, et est distribué par l’entreprise Tropik Industries Cameroon. Cette technique, est d’ailleurs la technique utilisée par toutes les entreprises agroindustrielle au Cameroun qui commercialise les tomates en conserve.

Cette nouvelle technique pour fournir aux consommateurs camerounais de la tomate en conserve, est entrée en vigueur depuis pratiquement dix ans déjà. En effet, après la fermeture de la seule unité de production de la tomate en conserve du Cameroun, dénommée la Société des conserveries alimentaires du Noun (SCAN), le marché national camerounais a enregistré un déficit en double concentré de tomate. Ainsi,  la SCAN crée pour réduire les importations de tomate concentrée au Cameroun et en Afrique Centrale, avait finalement fermé ses portes et sevrés le marché camerounais. Les importations de tomates concentrées se chiffraient à l’époque à plus de six mille tonnes par an. Et, aujourd’hui le Cameroun est totalement dépendant de l’extérieur. Au niveau de la douane, même si les responsables n’ont pas pu communiquer le montant des importations de tomates en conserve. Un cadre de la structure a confié que cela se chiffre aujourd’hui à plusieurs milliards de FCFA. Sans plus. 

Faible production

La production annuelle de la SCAN était  en moyenne de 25 millions de boîtes de tomate concentrée pour approvisionner les marchés locaux et de la sous-région Cemac. Mais, le malheur de cette société nationale a été entre autre le faible niveau de production de tomates. « La SCAN disposait des usines pour une production de 3000Kg de tomates par heure, mais c’est à peine que l’on recevait ses tomates, car la production des agriculteurs faisaient à peine la moitié », explique un ancien cadre de la structure. Bien plus, comme le soutient les ingénieurs agronomes la matière première utilisée par la SCAN n’étaient pas appropriés, car contenu beaucoup de d’eau. « J’ai été témoin visuel à certains moments du matériel de transport des produits à l’usine. Vous pouviez voir dans les camionnettes et pousse-pousse, que dans la tomate transportée l’eau y ruisselais des champs jusqu’à l’usine. Vous comprenez que c’était plein d’eau et par conséquent l’usine de transformation ne peut pas fonctionner avec de la tomate plein d’eau si elle recherche la patte », explique Guy Blaise Satsa, Ceo de la société semencière, Semagri Sarl.  

L’importation des conditionnements, notamment les boîtes en aluminium a également  plombé la rentabilité de l’entreprise. Ceci, bien que la Société nationale d’investissement (SNI) en collaboration avec les es producteurs, les coopératives, avait injecté dans le capital social de la société 900 millions de FCFA. Le contrat d’acquisition des emballages métalliques avaient été signées avec la société européenne FABA SPA. LQE a appris que ce contrat stipulais une clause de formation dans son usine à Parma de stagiaires de la SCAN pendant une semaine pour le fonctionnement de la sertisseuse, ainsi que la fourniture de pièces de rechange de celle-ci. Cette importation de conditionnement reste même encore appliquée par les industries agroalimentaires, qui aujourd’hui sont seulement tourner vers l’extérieur pour obtenir les pates de tomates. Et, « cette importation de boîtes ou même de papier en aluminium est un véritable coût pour la société. Ceci, avec tous les impôts et taxes que nous faisons dessus. En tout cas, si c’était produit localement cela serait moins couteux pour l’entreprise », souligne le propriétaire d’une entreprise agroalimentaire, sous le joug de l’anonymat. Celui-ci, et plusieurs autres acteurs de la filière tomate, estiment d’ailleurs qu’une promotion des inventions locales, pourraient booster la création et la mise en place des appareils innovants pour la fabrication de ces conditionnements. 

L’Etat n’a pas d’argent

Le non accompagnement des agriculteurs a été également un coup qui a conduit la SCAN à la faillite. Un ex responsable de la structure confie qu’à l’époque, la société avait sollicité le ministre en charge de l’agriculture de mettre en place des programmes pour accompagner les agriculteurs. Mais, « il nous avait répondu à l’époque que l’Etat n’a pas de l’argent pour cela », confie ce dernier. Et, visiblement plus de dix ans après cette filière tomate reste toujours aux oubliettes. Des sources au ministère de l’agriculture et du développement rural (Minader), ont révélé qu’il n’existe pas au Cameroun un programme pour la filière tomate en particulière et la filière maraichère en général. Ceci, contrairement à la filière maïs, cacao, Café… Selon les statistiques officielles, la consommation moyenne annuelle tomate, au Cameroun est de 42 kg par habitant. C’est la culture la plus pratiquée dans le domaine du maraîchage dont 39% provient de la région de l’Ouest.

En outre, l’on apprend auprès des opérateurs de la filière tomate qu’au Minader, les références de base sur lesquels travaillent les experts de ce ministère sont des anciennes variétés, notamment celle qui donne encore 25 à 30 tonnes de tomates à l’hectare. Pourtant, aujourd’hui il existe déjà des variétés hybrides, qui permettent d’obtenir plus 100 tonnes de tomates à l’hectare. Il s’agit entre autre des variétés dénommés jaguar, cobra, Lindo, Panthère et Nadira. A en croire le Ceo de Semagri, ces variétés sont adaptées aux conditions agro écologiques spécifiques à chaque région. Ont peut donc avoir les tomates dans toutes les régions et à tous les saisons. En tout cas « Si on ne s’accorde pas sur la manière de procédé, notamment en ne pas communiquer sur les variétés actuelles, vous comprendriez que les données octroyées aux agriculteurs seront faussées », souligne Antoine Moukiri, ingénieur agronome.

Mais, pour les investisseurs dans le secteur de l’agroalimentaire, même si des nouvelles variétés de tomates existent et augmentent le rendement, la quantité disponible sur le marché « n’encourage pas se lancer dans la transformation industrielle de la tomate, car cela demande énormément de financement et pour cela il faut que la matière première soit toujours et toujours disponible », indique un investisseur. Celui-ci, faisant allusion au fait que la production de la tomate du Cameroun est à 70% revendu vers les marchés de la sous-région. Selon Issofa Nchinmoun, directeur de la Coopérative des producteurs vivriers du Noun (Cooprovinoun) à Foumbot, depuis la fermeture de la SCAN, plusieurs destinations ont été ouvertes pour écouler les tomates du Noun en générale et de Foumbot en particulier. C’est ainsi que de nombreux camions chargent tout au long de la semaine en partance pour Libreville au Gabon, Kyo si et la Guinée Equatoriale… « Certains producteurs à mal d’accompagnement et à l’absence des usines de conservations vendent même les tomates encore dans les champs », fait remarquer Issofa Nchinmoun.

Forte exportation

Il souligne au passage que la mise en place des unités de transformation de tomates, pourraient limiter cette « forte » exportation de la production locale de la tomate, qui crée la pénurie sur le marché. Cependant, le Délégué régionale de la Chambre d’Agriculture, des pêches de l’élevage et des forêts (Capef/LT), Julbert Konango, estime que la pénurie de la tomate sur le marché local, ne peut être résolu que si une véritable stratégie est mise en place pour augmentation la production. Ceci, notamment avec des appuis, et encadrement que l’on peut octroyer aux agriculteurs de la filière maraichers.  

N’empêche, les experts en agroalimentaires soutiennent que même avec une production locale importante, il est primordial de mettre certes un programme de valorisation de la culture de la tomate, mais aussi une politique mieux une stratégie pour susciter l’engouement aux opérateurs économiques d’investir dans la transformation de la tomate. Sinon, « nous allons demeurer sous l’emprise de l’importation », conclut Bachirou M. Ndam, consultant en Développement Local. Cependant, il faut relever que l’investissement dans le secteur de transformation de tomates est assez couteux. Pour plusieurs promoteurs d’industries agroalimentaire qui préfèrent distribuer les concentrées de tomates importées, le choix de recourir aux tomates étrangères, se justifient par le coût élevés de l’ouverture d’une entreprise véritable de transformation de tomates locales. « Il faut vraiment avoir d’énormes financement, pour expérimenter ce genre de challenge. L’équipementier et vraiment très lourd et il faut mettre en œuvre une plateforme avec les agriculteurs pour toujours avoir de la tomate de bonne qualité en permanence », fait observer Romuald Diffo, agroindustriel.

Selon des études sur la problématique de l’industrialisation de la transformation des tomates au Cameroun, menées par le cabinet conseil Bugare, Silver Milenium, en 2012, la mise en place d’une unité de production de tomate en conserve de 1000 Kg par heure par exemple, est évalué à environ 129 millions de FCFA. Martial Bella, le représentant de ce cabinet conseil, explique en outre qu’au cours de l’étude de faisabilité de la mise en place de l’implémentation des unités de transformation de tomates, les investisseurs qu’ils accompagnaient ont rapidement fait face à l’absence d’espace dans les zones franches industrielles. La plupart de ces zones franches industrielles étant déjà toutes occupées…

 

Christelle Kouétcha du Quotidien de l'Economie

 

Industrialisation

Les mini-unités de production pour booster le secteur

Les investisseurs dans le secteur doivent disposer de leur propre espace de production pour espérer  approvisionner en permanence le marché.

C’est un fait. Le Cameroun est totalement dépendant de l’importation des tomates en conserve. Et, pour changer la donne, les ingénieurs agronome estiment qu’il faut fait recoure aux mini-unités de production de tomates concentrées. Ces mini-unités, peuvent avoir une capacité de production de 2 tonnes par jour. Ceci, comme c’est le cas dans les pays comme la Chine. A en croire, le représentant Cameroun, du cabinet conseil Bugare, Silver Milenium, la mise en place de ces mini-unités, nécessite en moyenne un financement de 20 millions de FCFA. Et,  « il suffit de faire des voyages en chine et s’inspirer. Et,  au lieu d’importer ailleurs ont pourra copier et collé ce qui se fait ailleurs », souligne ce dernier.    

Mais, pour une meilleure implémentation de ces mini-unités de production, les ingénieurs agronomes, relèvent que les promoteurs doivent disposer de leur propre unité de production de tomates. Pour cela, il faut ouvrir de vastes sites de culture de tomate. Agroconsultant, Carlos Bouguen, relève qu’il faut au minimum dans les 10000 ha de terre cultivables pour espérer disposer de la matière première en permanence et en quantité. Hors à cause des problèmes fonciers qui plombent encore le secteur agricole au Cameroun, l’acquisition des espaces n’est pas aisée.  « Les gens qui ont de l’argent ont déjà acheté une bonne partie des terres même les coopératives avec lesquelles nous avons souhaité travailler dans un projet de transformation de tomates, n’ont pas assez d’espace pour faire les cultures », fait observer, Antoine Onana, agroconsultant.

Des solutions d’emballage local, comme en cela se fait en Chine où tout est disponible sur place, sont également à envisager. Et, pour ce faire, les acteurs de la filière tomate, estiment qu’il faut  des programmes de promotion des inventions. Ainsi, Il faut par exemple, encourager les écoles d’agroalimentaire comme Ecole nationale supérieure d'agro-industrie de Ngaoundéré (Insai), notamment en mettant en place des programmes de financement des mémoires en lien avec l’agro-industrie, notamment dans le domaine des équipements, des solutions d’emballages. « Les solutions étrangères nous sommes très couteuses en termes d’investissements et d’implémentation, et cela nous rend toujours dépendant des importations », analyse Antoine Onana, agroconsultant.

Quant-à la Société des conserveries alimentaires du Noun (SCAN), les experts  estiment qu’elle ne sera relancée que si la production de la tomate est encadrée pour être plus importante. Bien plus, comme le souligne Bachirou Ndam, Consultant en Développement Local, il faudrait redéfinir les objectifs majeurs   préalables de ce projet pour une gestion saine au profit de la communauté productrice de tomates au niveau local, surtout en ce qui concerne la mise en production effective de cet outil de développement de grande échelle. Il faudrait par ailleurs élaborer une « sérieuse » étude sur la commercialisation post production des conserves en tomates, ainsi qu’une politique de gestion des différents intervenants dans la chaîne alliant les coopératives et regroupements locaux de planteurs. En tout cas, si rien n’est toujours fait pour relancer cette unité industrielle de production de tomates en conserve, les machines continueront à tomber en ruine. Ceci, malgré la présence des deux gardiens qui veillent sur les lieux. Un cadre de la Société national d’investissement (SNI), explique d’ailleurs que malgré l’entretien qu’apporte les gardiens autour des lieux, les machines sont en train de prendre un coup de rouille. Les carcasses des engins, notamment des voitures, des tracteurs et autres, sont entassés dans les hangars... 

Christelle Kouétcha du Quotidien de l'Economie

 

Guy Blaise Satsa

« L’Etat ferait mieux de se pencher sur ce secteur très productif »

Le directeur général de l’entreprise semencière Semagri SARL analyse le secteur de la production et de la transformation de la tomate au Cameroun.  

Est-ce que la production de la tomate au Cameroun est assez suffisante aujourd’hui pour penser à sa transformation ?

Il y a 10 ans, on pouvait affirmer sans ambages que la production de la tomate au Cameroun ne satisfait pas la demande. Mais, depuis peu, pratiquement 5 ans, ce n’est plus le cas. Nous avons introduit de nouvelles variétés et nous faisons un gros travail pour faire accepter ces variétés par les producteurs. Si nous parlons aujourd’hui de l’amélioration des rendements de la productivité agricole, ceci passe essentiellement par l’utilisation des semences améliorées à très haut rendement. Il y a quatre ans, cela était certes très difficile, car il y avait des saisons de tomates et des saisons sans. Mais, depuis que nous avons introduit cette terminologie on peut aisément en saison de pluie produire, et avoir la présence des tomates et dans chaque région. Car, ce sont de plus en plus de variétés adaptées aux conditions agro écologiques spécifiques à chaque région.

A vous entendre la production camerounaise est abondante, mais pourquoi les industries agroalimentaires préfèrent importer la pâte de tomate ?

Je pense qu’il est du devoir régalienne de l’Etat de susciter cet engouement auprès des opérateurs privés à pouvoir faire la transformation. Il y a également un fait que le Cameroun est un grenier de la sous-région. Les pays voisins s’approvisionnent dans les marchés camerounais, ce qui fait que la production qui est faite à l’intérieur du Cameroun, étant destiné à plusieurs marchés, ne permet pas de satisfaire la demande. Mais, si la production n’était écoulée qu’au Cameroun, elle serait même excédentaire. Mais, du fait que les producteurs camerounais approvisionnent les marchés de la sous-région, on reste en permanence dans le besoin. Qu’est ce qui faut donc faire, dans le domaine de la tomate ? Il y a des ressources humaines pour en produire. Cependant pour encourager, c’est au niveau de l’Etat de susciter les besoins en matière d’unité de transformation. Car, il est impossible au producteur vu ses moyens de produire et de transformer. Les moyens rudimentaires utilisés pour la transformation que j’ai vue, notamment par le biais du séchage de la tomate reste rudimentaire. Ce sont des choses qui sont utilisées mais, qui, franchement ne peuvent être servi que pour la consommation des ménages. Avec ces méthodes, nous sommes encore trente ans en arrière pour pouvoir espérer suivre les technologies modernes.

En claire il y a de la tomate en quantité faut juste booster la transformation ?

Bien sûr, car de plus en plus nous avons des variétés qui donnent des meilleures rendements, quantitatif et qualitative. Dans le cas des tomates à industrialiser, l’on recherche le taux de matières sèches. Si une tomate qui a un taux de matières sèches supérieur à 7,5, voire 8%, cela veut dire qu’en cas de transformation le taux de déchets va être très petite. En d’autres termes, quand on amènera la production à l’usine ont perdra moins, et on aura plus de la patte à gagner et les déchets à jeter. Néanmoins, pour que l’on arrive donc à ce processus de transformation de tomates, il faut que l’opérateur soit à mesure de d’avoir une certaine autonomie dans la première matière qu’il utilise. Il faut une production en régis et en paysanne. La production en régis permettrait de sécuriser le fonctionnement de l’entreprise. Prenons le cas de transformateur qui n’entend que des producteurs. Ces derniers, produisent  et les prix varient de l’abondance et de la pénurie sur le marché. Le producteur même étant sous contrat avec les usines de transformation est tenté de transférer sa production vers le marché, au lieu de le remettre à l’usine de transformation où il a un prix fixe. Ce qui est plus intéressant pour le transformateur, c’est d’avoir sa propre unité de production de tomates pour assurer les périodes ou ne peut compter sur la production paysanne. Mais, si on veut que ce processus marche, les pouvoirs publics pourraient aussi penser à des stratégies ou politique pour mettre un frein à l’importation des pates de tomates. Il faudrait bien que ceux qui font dans l’agroalimentaire et qui importent les pattes de l’extérieur soient limités, afin de permettre à la transformation tomates locaux de s’épanouir.

Avant la fermeture de la SCAN, Esther Ndang alors Chef du Département des Opérations Industrielles et Agro-industrielles à la SNI, insistait sur la mise en place des tomates RIO pour relancer la structure, selon vous était-ce une variété efficace ?

La tomate rio est une tomate que nous appelons les tomates open pollinated de type carré, qui est justement destiné à la transformation. Mais, la Rio, comme l’arôme AVF, la UC82B sont des tomates à pollinisation ouverte. En d’autres termes, c’est une sélection qui se fait dans la nature, sur laquelle ont prélève les semences et puis on sélectionne les plants les plus vigoureux pour obtenir des graines et que l’on remet dans les champs pour produire. Elles sont largement dépassées par rapport à la technologie de l’heure. Car, les rendements de ces tomates, se situent entre 20, 25 et 35 tonnes à l’hectare. Hors, vous comprenez que c’est bien loin de réalités actuelles, où la production avec les nouvelles variétés est estimée entre 100 et 130 tonnes à l’hectare. Par conséquent, il est fortement déconseillé, si ont veut réussir un projet de transformation de tomates de passer par des variétés si classiques qui pour moi sont des variétés dépassées. Le taux de matières sèches est situé autour de 5 à 5,6%. Pourtant, il y a 15 à 20 ans, quand nous parlions de taux de matières sèches qui sont situés entre 5 et 6%, c’étaient des variétés super pour la transformation. Aujourd’hui c’est dépassé, car nous atteignons déjà des variétés avec des taux de matières sèches de 8%. Ces variétés peuvent être conservées après récolte  pendant un à deux mois, sans trace de pourriture.

Aujourd’hui, il n’existe pas de programmes maraîchers, notamment de tomates…

Je pense pour ma part que notre gouvernement ferait mieux de se pencher vers ce secteur très productif et plus rentable. J’ai longtemps attendu parlé tambours battant du cacao, du café, de la banane,  des tubercules, des céréales… J’ai entendu vanter les prouesses de rendement de ces produits qui sont de 15 à 25 tonnes. Mais, je pense qu’il est plus important de parler et d’encourager la filière des espèces maraîchères comme la tomate, car non seulement elles sont riches en vitamine, mais ce sont des cultures à courts cycles. On peut déjà commencer à gagner sa vie et à se nourrir à 20 jours après avoir semer. Pour les radis par exemples, à partir de  18 jours ont récolte. Les tomates, à partir de 55 et 60 jours on récolte. Ainsi, entre conseiller les agriculteurs d’attendre deux ans pour voir une fève de cacao pousser dans leur champs pour avoir un kilo de cacao, et lui dire de produire des tomates qui en deux mois lui permet d’avoir en moyenne 150 tonnes. Et qu’il faille même le vendre à 200 FCFA le kilo, il est plus millionnaire que d’attendre 4 ans. En même temps, il peut vendre sa tomate et la consommer pour s’occuper de sa famille, pour ensuite s’occuper aussi de sa cacaoculture ou sa caféiculture. C’est difficile de concevoir que pour avoir 25  tonnes de cacao, on passe 2 ans. Pourtant on peut dire au même producteur de cacao qu’il peut avoir 100 tonnes de tomates en 60 jours et prélever sur les revenus de sa production maraîchère pour pouvoir entretenir sa cacaoculture. Il est vrai que le cacao, embelli l’image du Cameroun est à l’extérieur. Mais, si nous voulons notre émergence agricole en 2035, il est temps de faire comprendre au gens qu’au lieu d’attendre deux ans pour récolter son cacao, en 2 mois, il commencera à gagner son argent. On gagnerais  à parler des semences de légumes, de dire aux agriculteurs que de faire les cultures de cacao et café en avant-garde, ils doivent faire des cultures de légume pour nourrir leur famille en attendant que le cacao produisent et soient vendus pour sauver l’image du pays à l’international. Puisque, ces cultures d’exportations demeurent le reflet de l’image du Cameroun à l’international à travers son café, cacao. Il est vrai qu’on ne dis pas qu’un pays est un grand producteur à cause de la tomate, mais ces cultures et les autres maraichers sont des alternatives pour sortir les cacaoculteurs, les caféiculteurs par exemple de la pauvreté, pour leur booster dans la production du cacao, car ils seront moins pauvre. Par ricochet, la production locale sera plus importante pour satisfaire aussi bien le marché local, que le marché sous-régional.

Propos recueillis par C.K. 

 

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31 mars 2014

GIC Bellomar: Une machine pour extraire les huiles essentielles

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L’appareil conçu par Martial Bella permet aussi de produire du bioéthanol à des fins de combustible.
 
Hydrodistillateur, c’est le nom technique que porte la machine créée par Martial Bella. L’œuvre réalisée, il  y a un an, est née d’un constat fait par l’ingénieur dans les villages du Cameroun et de plusieurs pays africains. « Après une mission pour l'évaluation du concept de savons anti-moustiques à base d’huiles essentielles au Burkina Faso, j’ai constaté que la population utilisait l'huile essentielle de citronnelle comme insecticide, et  débourse beaucoup d’argent pour en avoir. Surtout que le savon en lui-même n’avait qu’un effet de 4 heures  d'activité», explique-t-il. Martial, décide donc, avec ses partenaires, de créer une crème à base d’huiles essentielles qui sera plus efficace. Et, pour le faire, il faut une machine pour les tests.
Le modèle de la machine est vite copié sur celle utilisée dans la fabrication  de l’Arki (une boisson artisanale) associé à des dispositifs de laboratoire. L’hydrodistillateur, est constitué d’une cuve d’extraction et de distillation, d’un panier d’extraction des plantes, d’un dispositif de refroidissement. Le processus d’extraction de l’huile essentielle,  est plutôt simple. « Il suffit de verser de l’eau dans le panier, puis d’y insérer les plantes. Ensuite, le four amélioré est activé. Après chauffage, le liquide se déverse dans le dispositif de refroidissement. Et vous obtenez les huiles essentielles. Pour  l'eau distillée et le bioéthanol, on élimine juste le panier d'extraction dans le dispositif de production. L’alcool à brûler  produit peut remplacer le pétrole dans les lampes et être utilisé comme biocarburant », précise le technicien.
Comme l’explique ce dernier, toutes les plantes (orange, citron, rose…) ont  des couches d’huiles qui ont des propriétés odorantes, thérapeutiques et cosmétiques. « Le médicament contre la toux est fabriqué à base de l’huile extraite de l’eucalyptus et beaucoup de personnes ne le savent pas », fait remarquer l’ingénieur. A l’en croire, un litre d'huile essentielle de citronnelles est vendu en Europe  à 2 millions de FCFA. Des gains importants qui ont encouragé le GIC Bellomar dont il est le promoteur à mettre en place un projet social qui va permettre aux chercheurs d’emplois d’acquérir la machine pour se lancer dans le secteur des huiles essentielles. Le GIC ( Groupe d’initiatives communes) annonce d’ailleurs une formation pratique la semaine prochaine. Le prix de la machine est fixé à 600 000 FCFA
 
Christelle Kouétcha du qoutidien de l'économie
 
 
 Martial Bella :  Un passionné de chimie
 
L’inventeur de l’hydrodistillateur a déjà mis en place une multitude de procédés chimiques.
 
Technicien de chimie industrielle de formation, Martial Bella, a su exploiter son talent et ses connaissances. Administrateur délégué, du Groupe d’initiative commune (GIC) Bellomar, ce trentenaire, a déjà mis en place une panoplie de procédés chimiques, qui lui ont permis de développer des savons, détergents, javel, gel de douche, made in Cameroon. Ces détergents sont commercialisés sous la marque « Le Samouraï ». Des produits qui font la fierté de cet entrepreneur qui est passionné de chimie depuis son adolescence. Le prix des détergents « Le Samouraï », varie entre 500 FCFA et 1000 FCFA.
Dans ses bureaux situés à Akwa, au lieu dit Centenaire, Martial Bella travaille en équipe avec plusieurs étudiants des universités, qui sont tous comme lui engagés dans le secteur de l’environnement, du recyclage.  Ici, Martial et ses collaborateurs sont convaincus d’une chose « tout peu être recyclé ». Pour preuve, le jeune ingénieur nous présente un projet de recyclage des huiles de friture usées, pour la fabrication des savons de ménages. Aujourd’hui, il est sur le point de s’engager dans un processus de recyclages des peaux d’orange, de citrons… pour en faire des huiles essentielles.
Cette machine, l’hydrodistillateur, mise en place avec le soutien financier d’un investisseur marocain (1500 euro, soit près d’un million de FCFA), « devrait me permettre aujourd’hui de voir comment valoriser les huiles essentielles extraites des plantes, surtout que nous avons déjà fait plusieurs test positifs durant ces huit derniers mois », souligne l’administrateur délégué. Quelques flacons pour ces essais sont d’ailleurs exposés sur son bureau, pour témoigner de l’efficacité de la machine.
Ingénieur de formation en réseau de l’université de Toulouse, Martial Bella, s’est engagé, dans la formation des jeunes chercheurs d’emploi, retraités, et agriculteurs. Il organise donc la plupart du temps des formations sur les techniques de recyclages, notamment de plastiques. Titulaire d’une certification internationale en entreprenariat, il aide également des entrepreneurs à peaufiner leur projet. Tout cela sans s’éloigner de la chimie, car il est consultant de plusieurs entreprises spécialisées dans la fabrication de détergents.


Christelle Kouétcha du qoutidien de l'économie
 

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29 mars 2014

Mobile phones update Cameroon farmers on crop prices, weather

  

Source: Thomson Reuters Foundation - Thu, 24 Oct 2013 10:30 AM

A maize farmer in Yaoundé, Cameroon's capital, uses her mobile phone to get information about weather conditions and market prices.  THOMSON REUTERS FOUNDATION/Elias Ntungwe Ngalame

EBOLOWA, Cameroon (Thomson Reuters) – As Cameroon’s cocoa and coffee farmers struggle with difficult environmental conditions and global competition, an information scheme introduced a year ago using mobile phone text messaging is helping them cope with the effects of climate change and find fair prices for their crops.

“Cocoa and coffee market price update for the month of July 2013 ... A kilogramme of dried cocoa this month sells at 913 fcfa (Central African CFA francs, about $1.90) and a kilogramme of dried Arabica coffee sells at 460 fcfa ($0.96)” reads the message on Alphonse Ndongo’s mobile phone.

Ndongo, a 48-year-old farmer in Ebolowa, in Cameroon’s South region, checks his mobile phone regularly to get news on the latest market price for his crop.

Farmers say their telephones are no longer just gadgets for making and receiving calls, but an essential tool to learn new farming methods, update their skills, cope with the effects of climate change and boost production and sales.

“There will be heavy rains in the South region throughout the day tomorrow,” reads an SMS weather update. Other news dispatches, sent to farmers’ mobile phones on a daily, weekly or monthly basis, include messages on climate resistant crop varieties and new marketing standards.

According to Ndongo, the information is improving farmers’ livelihoods by making new and interesting ideas easily available.

 “This permits me to plan when to harvest and where to sell my crops, and at what price,” said Ndongo, who said he takes along his telephone to the farm each day, particularly to check changing market prices for the crops he grows.

The use of mobile telephones for education and market information updates is rapidly gaining ground in Africa and in Cameroon in particular. Cameroon’s government believes it offers opportunities for the country’s cocoa and coffee farmers to adjust better to changing climatic conditions and to boost their production and sales.

Cameroon’s mobile phone information system for farmers was introduced in June 2012 by the National Cocoa and Coffee Board (NCCB) and the Cameroon Cocoa and Coffee Inter-Professional Board (known by its French acronym, CICC) to help stabilise the internal cocoa and coffee market and help farmers improve the quality and quantity of their product.

In partnership with MTN, a mobile telephone company, the cocoa and coffee board introduced SMS messaging to relay changes in market prices and climate change news to farmers.

“Cocoa and coffee buying agents who used to take advantage of our ignorance and buy our products at very cheap prices on the grounds of falling world market prices no longer have their way because thanks to the use of telephones, we are now well informed,” said Mary Ahonge, a coffee farmer in Ebolowa.

COPING WITH CHANGING WEATHER

Many farmers in the key cocoa-producing regions of the Southwest and South of Cameroon are struggling to cope with prolonged rains that affect the drying of cocoa beans and also make it hard for them to transport their products to market along mostly earthen roads.

Poor harvests and sales hurt not only farmers’ incomes but also the government’s export earnings from cocoa and coffee.

A 17 percent drop in cocoa production in the 2011-2012 season, to 220,000 tonnes compared to 264,000 tonnes the previous season, has threatened Cameroon’s position as one of Africa’s largest cocoa producers, after Ivory Coast, Ghana and Nigeria.

Since June, farmers also have been alerted to the need to start certifying their cocoa to meet new international requirements.

“From 2015 no uncertified cocoa will be accepted in the international market, and our farmers need to be well sensitized on this,” said Michael Ndoping, NCCB director, at an international workshop on cocoa certification in the city of Douala in June this year.

The government’s Institute for Research and Agricultural Development (IRAD) and the Cocoa Development Corporation (SODECAO) use SMS messaging to give farmers information on hybrid species of cocoa that are resistant to diseases that are worsening as result of changing weather conditions.

 “The new species are particularly better resistant to black pod and capsids diseases, the main scourge of cocoa in Cameroon,” said IRAD research officer Celestine Nkuo. She added that they can produce two to three times as large a crop as traditional varieties after just 18 months, where the old species need five to six years to yield fruit.

The mobile phone information plan faces some challenges. Receiving SMS messages is free of charge, but farmers must pay if they want to call back for further information. Persistent electric power failures also can prevent them from keeping their phones charged.

Nevertheless, the government says that the scheme has stimulated cocoa production, with a 4 percent increase to almost 229,000 tonnes in 2012-13.

According to Cameroon’s minister of commerce and trade, Luc Magoire Mbarga, the increase is evidence of the programme’s success and puts the country on track to meeting the government’s target of producing 600,000 tonnes of cocoa annually by 2020.

Elias Ntungwe Ngalame is an award-winning environmental writer with Cameroon's Eden Group of newspapers.

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28 mars 2014

La jeunesse africaine, facteur clé pour relancer l'économie agricole

source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/218634/icode/

Le Directeur général à la Conférence régionale pour l'Afrique: plus d'investissements pour créer de nouveaux débouchés pour les jeunes

Photo: ©FAO/Simon Maina
La FAO forme les jeunes par le biais de ses Ecoles pratiques d'agriculture pour jeunes

27 mars 2014, Tunis - Il est fondamental d'insérer davantage de jeunes Africains dans l'agriculture et de renforcer le soutien aux agriculteurs familiaux vulnérables de la région pour améliorer la sécurité alimentaire et le bien-être économique dans les années à venir, a déclaré le Directeur général José Graziano da Silva, en s'adressant aux participants de la Conférence régionale de la FAO pour l'Afrique.

Citant également la raréfaction de l'eau, le manque d'investissement et les conflits comme obstacles à la sécurité alimentaire de la région, il s'est déclaré confiant que l'Afrique pouvait "atteindre la paix, la stabilité et la sécurité alimentaire" à l'avenir.

"Le taux de croissance économique de la région est supérieur à la moyenne mondiale, et la majorité des économies à plus forte croissance se trouvent en Afrique", a indiqué M. Graziano da Silva aux ministres de l'agriculture et aux partenaires de financement lors de la réunion qui se tient du 24 au 28 mars à Tunis. "L'enjeu consiste à traduire cette croissance en insertion sociale. Et l'agriculture, le développement rural et la jeunesse seront déterminants pour atteindre cet objectif".

Revitaliser l'agriculture
Les liens entre jeunes, secteur agroalimentaire et développement rural figurent en tête des priorités de l'agenda de la conférence. L'Afrique est la plus jeune région du monde - plus de la moitié de sa population a moins de 25 ans.

"Chaque année, onze millions de personnes entrent sur le marché du travail en Afrique. Cependant, les salaires sont bas dans le secteur rural, la part de l'informel est élevée, l'agriculture est généralement considérée comme peu attrayante aux yeux des jeunes, la protection sociale n'est pas toujours disponible pour les ménages ruraux en situation difficile".

D'après un rapport préparé pour la Conférence, la croissance spectaculaire affichée par certains pays africains au cours de la dernière décennie ne s'est guère traduite par la création étendue d'emplois ou de revenus pour les jeunes. La FAO préconise davantage d'investissements publics et privés dans le secteur agroalimentaire, les agro-industries et les services liés au marché pour attirer et garder les jeunes, stimuler la création d'emplois et promouvoir un nouvel essor du secteur agricole. 

Agriculture familiale

En précisant que 2014 célébrait l'Année africaine de l'agriculture et de la sécurité alimentaire parallèlement à l'Année internationale de l'agriculture familiale, le Directeur général a invité les pays africains à "exploiter cette opportunité pour placer les petits agriculteurs, pêcheurs, éleveurs, cueilleurs de produits forestiers, ainsi que les communautés traditionnelles et autochtones, au centre de l'agenda".

"Permettez-moi de souligner que pour atteindre la sécurité alimentaire, nous devons associer l'accroissement durable de la production à la protection sociale afin d'amortir les chocs subis par les plus vulnérables", a-t-il déclaré, en précisant qu'environ 90 pour cent des ménages ruraux africains sont engagés dans des activités liées à l'agriculture.

Priorités régionales et partenariats

M. Graziano da Silva a indiqué que la région avait pris une mesure importante pour la relance de l'agriculture avec la création du Fonds africain de solidarité. Le Fonds, géré par la FAO et par l'Union africaine, est financé entièrement par les Etats africains et tient compte des priorités énoncées dans le Programme détaillé pour le développement de l'agriculture africaine (PDDAA).

Le Directeur général devrait également signer des accords d'octroi des premiers ensembles de financement à six pays (Ethiopie, Malawi, Mali, Niger, République centrafricaine et Sud-Soudan) pour le déploiement de programmes et plans d'action bénéficiaires d'une aide au titre du Fonds fiduciaire. La FAO a également aidé des pays à élaborer des propositions pour d'autres sources de financement, notamment le Fonds mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), dont ont bénéficié quinze pays africains pour un montant total de plus de 560 millions de dollars.

Le chef de la FAO a en outre souligné l'importance des partenariats conjuguant les efforts des gouvernements, du secteur privé et de la société civile dans l'accès aux services financiers et autres formes d'aide aux agriculteurs.

Domaines d'action

Dans son allocution, le Directeur général a évoqué le processus de transformation en cours à la FAO et ses avantages pour l'Afrique, à commencer par une intensification de sa présence technique dans les bureaux de toute la région.

La FAO déploie trois initiatives régionales alignées sur son cadre stratégique révisé, conformément aux priorités établies par les États membres, qui en sont à différents stades de mise en œuvre: soutien aux efforts renouvelés et approches d'élimination de la faim d'ici 2025; intensification durable de la production agricole et de la commercialisation de ses produits; et renforcement de la résilience dans les terres arides d'Afrique avec un éclairage particulier sur le Sahel, la Corne de l'Afrique et les pays sujets aux inondations.
Des progrès notables

Quelque 60 pays en développement dans le monde ont déjà atteint la cible de réduction de la faim du premier Objectif du Millénaire pour le développement, consistant à réduire de moitié la proportion de personnes souffrant de faim chronique entre 1990 et 2015.

En Afrique, il s'agit des pays suivants: Afrique du Sud, Angola, Bénin, Cameroun, Egypte, Ghana, Djibouti, Libye, Malawi, Niger, Nigéria, São Tomé-et-Principe,Togo et Tunisie. 

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06 décembre 2013

Réchauffement De La Planète : Le Sommet De Varsovie 2013 , Entre Espoir Et Desespoir

1386344051COP 19

La 19 eme conférence des  parties de la convention cadre des nations-unies sur le changement climatique (CCNUCC) qui s’est tenu a Varsovie, en Pologne du 11 au 22 Novembre 2013  avait pour objectif de constituer un jalon vers un accord réussi pour 2015,  englobant tous les pays en matière de réduction de gaz à effet de serre .De  ce fait la conférence devait fournir une feuille de route claire pour 2014 et de mettre en place  un calendrier déterminant les pas de temps de la période  menant à la conférence de  2015.

Les principaux sujets traités tout au long de cette convention des parties peuvent se résumé en :

  • le suivi de la mise en oeuvre des decisions deja prises pour la periode 2013-2020;
  • Preparer les negociations futures qui doivent déboucher sur un accord de 2015 au -dela de 2020;
  • Progresser dans la mise en ouvre concrete des actions et des financements.

Tout au long du déroulement de cette 19éme convention des parties, nous avons  pu relevé les faits marquants suivants :

  • le principal emetteur de gaz a effet de serre, la chine , a ameliorer sa performance climatique ;
  •  le royaume – unies connait une chute de ces emissions  de 15%¨et a ameliorer son efficacite energetique ;
  • L’autralie se fixe pour objectif de reduction d’emission de 15 à 25% d’ici 2020 et d’aller jusqu’a 50%  d’ici  2030;
  • Le  canada depasse de plus de 20% ses promesses de reduction d’emissions de copenhague;
  • la creation d’un mecanisme international pour compenser les pertes et dommages lies aux changements climatiques;
  • des promesses de financement de plus de 80 milliards de dollars par an sur les 100 milliars retenus comme objectifs de la cop de varsovie 2013;
  • L’elaboration et la validation d’une feuille de route pour 2014;
  •  la prochaine conference sur le climat retenu pour etre tenu en novembre 2014 à LIMA au PEROU.

A la fin de la cop 19 de Varsovie , on note quelques avancées dans le domaine de la réduction des gaz a effet de serre, mais des efforts restent encore a accomplir de la part des grands pollueurs que sont les Etats-Unis   et la chine . Et compte tenu  de la crise financière internationale, les promesses de financement sont considères  comme  étant difficile a tenir sans un mécanisme efficient de mise en œuvre de ces fonds. De ce  fait les communautés à la base en Afrique, doivent d’avantages s’engager dans des actions de lutte, d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.

Martial Gervais ODEN BELLA

Coordonateur national de AYICC CAMEROON ( African Youth Initiative for Climate Change).

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06 août 2013

Résumé de l’acte Uniforme OHADA relatif au Droit des sociétés coopératives

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  1. Qu’est ce que la société  coopérative ?

La société coopérative est un groupement autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques , sociaux , et culturels communs , au moyen d’une entreprise dont la propriété et la gestion sont collectives et ou le pouvoir  est exerce démocratiquement et selon les principes coopératifs conformément à l’article 6 de l’Acte Uniforme relatif au Droit des Sociétés Coopératives. (Article 4)

Elle exerce son action dans toutes les branches de l’activité humaine.

  1. Procédure de création

Voici les différentes étapes de création d’une société coopérative :

  • Tenir un registre des membres au siège sociale de la dite société (article 9)
  • Elaboration des statuts qui constituent le contrat de société, établis sous seing privé. (article 18)
  • Elle requiert son immatriculation le mois de sa constitution au registre des sociétés coopératives.  

     Le capital social initial divisé en parts sociales, représente le montant des apports en capital faits par les coopérateurs à la société coopérative lors de la constitution. Les apports en industrie concourent également à la formation du capital social initial et donnent lieu à l’attribution de parts sociales conférant la qualité de coopérateur.                                                       

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           

Fonctionnement de la société coopérative (Titre 2)

 La société coopérative est constitue de coopérateurs, de dirigeants sociaux, d’un comite de gestion, d’un conseil d’administration et d’une assemblée générale.

Tout coopérateur a le droit de participer aux décisions de l’assemblée générale prises dans des conditions de forme et de fond prévues pour chaque forme de société coopérative. Toute clause statutaire contraire est réputée non écrite. Chaque coopérateur dispose d’une voix quelle que soit l’importance de sa participation au capital social, et toute délibération ceux-ci est constatée par un procès verbal.

  • Formes et catégories de Sociétés Coopératives
  • Formes de sociétés coopératives

Il existe 4 formes de sociétés coopératives, notamment :

 

  1. Les unions de sociétés coopératives : c’est l’union entre 2 sociétés coopératives ayant les mêmes objets, qui décident de constituer entre elles pour la gestion de leurs intérêts communs. (art133)
  2. Les fédérations de sociétés coopératives : au moins 2 unions même sil elles ont des objets différents, peuvent constituer entre elles une fédération pour la gestion de leurs intérêts. (art 141)
  3. Les confédérations de sociétés coopératives : au moins 2 fédérations, même ayant des objets différents, peuvent entres elles constituer une confédération pour la gestion de leurs intérêts. (art 152)
  4. Réseaux coopératifs de moyens ou d’objectifs : les sociétés coopératives, leurs unions, fédérations et confédérations,’ayant pas le même lien commun, peuvent se regrouper en réseaux coopératifs. (art 160)

 Les catégories de Sociétés coopératives

 a)    La Société coopérative simplifiée

Elle est constituée entre 5 personnes physiques ou morales minimum. Sa dénomination sociale est immédiatement précédée ou suivie de l’expression << Société Coopérative Simplifiée >> ou du sigle << SCOOPS>>. (Art 204)

b)    La Société Coopérative avec Conseil D’administration

Elle est constituée entre 15 personnes physiques ou morales au moins. Sa dénomination sociale est immédiatement précédée ou suivie de l’expression << Société Coopérative avec Conseil d’Administration>> ou du sigle << COOP-CA>>. (Art 267)

Obligations des coopérateurs attaches aux parts sociales :

Chaque coopérateur a l’obligation de  participer aux pertes sociales, et de faire des transactions avec la société coopérative conformément a l’objet social de celle-ci. Leurs obligations sont égales quelque soit le montant de leur apport.

Par Martial Gervais ODEN BELLA et LETITIA ABANDA avec la collaboration de Joel NLEPPE

Plus d'infos : groupebellomar@yahoo.fr

 

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01 octobre 2012

La culture de l'oignon : Vers une valorisation de la filière au Cameroun?

oignonL’oignon, ou ognon selon les rectifications orthographiques du français en 1990[], est une espèce herbacée, vivace par son bulbe unique, C'est une plante haute de 60 à 100 cm, dont les feuilles de couleur verte sont cylindriques, creuses (ce qui distingue cette espèce du poireau, de l'ail et autres espèces cultivées appartenant aussi au genre Allium). Le bulbe est relativement gros, de forme sphérique, parfois plus ou moins aplati. Les fleurs petites (de 4 à 5 mm de large), de couleur blanche ou verte, sont regroupées en une ombelle sphérique, en position terminale sur la tige. Le fruit est une capsule s'ouvrant par trois valves, libérant chacune généralement deux graines. Chez certaines variétés, il arrive que des bulbilles se développent à la place des fleurs. Cette plante possède un bulbe qui lui permet de se reproduire. L'oignon est connu depuis l'Antiquité. Il provient sans doute d'une espèce sauvage originaire d'Asie centrale. L'oignon est cultivé depuis plus de 5000 ans dans diverses parties du monde. Il était à la fois un légume et un condiment très apprécié des Egyptiens, des gaulois, des romains et des perces surtout cru, confit au vinaigre et il possédait aux yeux des Grecs de grandes vertus thérapeutiques et n'a jamais cessé d'être utilisé. Depuis la fin du Moyen Age en Europe, surtout dans les pays du Nord, de l'Est et du sud, c'est l'un des piliers de la cuisine et de l'alimentation. Dans les pays méditerranéens, on le mange surtout cru. La pelure d'oignon était utilisée jadis en musique pour la confection du mirliton, d'où l'un de ses noms « flûte à l'oignon » nom utilisé encore aujourd'hui en anglais « onion flute».

Les variétés d'oignons se distinguent de par leur couleur, leur odeur, leur gout, et leur période de production et même selon les pays, du moins en France, en Italie en Espagne en Turquie et aux Etats Unis respectivement 4e, 5e et 10e producteurs mondiaux, on peut citer : oignons blancs (blanc de Paris, blanc très hâtif de la Reine, oignon cébette). Oignons jaunes ou "oignon paille" (oignons doux des Cévennes, l'oignon doux de Trébon «Hautes-Pyrénées ou 65 » ou « américain », jaune doré de Mulhouse et  jaune paille des vertus). Oignons rouges (rouge de Brunswick, rouge gros plat d'Italie avec une très forte odeur, l'oignon allongé encore appelé  « échalion » à ne pas confondre avec l'échalote). Oignons rosés de Roscoff ou« les Johnnies » en référence aux marchands d'oignons de Roscoff. En Afrique, Les variétés « Goudami », « blanc et Violet de Galmia » (Cameroun) sont plantées  depuis plus de 40 ans et reste la plus produite. Les variétés telles : « Early Texas Grano et 2NA » (Nigeria) « Noflaye » «  Chagari, Orion et Rouge d'amposta » (Burkina Faso,  Sénégal), « Bawku Red » (Ghana)  « saumarana » ont été introduite il y a quelques années.

La region du grand Nord (Garoua, Maroua et N'Gaoundéré) est une grande zone de production de l'oignon au Cameroun qui va du lac Tchad à Touboro. L'oignon se cultive en irrigué en contre saison (saison sèche).les méthodes de culture  varies selon les régions, les saisons, les types de sols, les pays et les moyens dont disposent l'agriculteur.  Nous pouvons citer ici  la culture de l'oignon qui se fait dans un casier où les plants sont  inondés d'eau la culture sur des billons avec une irrigation à la raie. Cependant, les maladies (fonte des semis causé par les champignons, la pourriture blanche, le mildiou), les ravageurs (la mouche de l'oignon et l'anguillule des tiges) et l'important goulot d'étranglement qu'est  la confection des billons à la main rend l'innovation inacceptable par les paysans. La mécanisation de ce travail par l'utilisation d'une paire de bœufs ou alors d'un tracteur sur une superficie plus grande (1ha) peut faire baissé les temps de travaux de 104 à 10 jours et faire augmenté les bénéfices de plus 1 500 000 FCFA/an pour un investissement de16 000 000 FCFA. il est important de noter que Les oignons blancs sont de primeur récoltés avant complète maturité. Ils ne se conservent pas longtemps et sont disponible d'avril à septembre.

L'oignon malgré ses valeurs nutritives et médicinales, est un antiseptique puissant qui contient de grandes quantités de vitamines A, B et C, le soufre, la silice, l'iode, le sodium et de nombreux autres éléments qui font de lui un excellent tonifiant.  C'est une source forte d'acide folique, de calcium, de phosphore, de magnésium, de chrome, de fer et de fibre diététique. Les oignons sont une herbe utile pour la prévention des maladies cardio-vasculaires, d'autant plus qu'elle réduit le risque de caillots de sang. Les aides d'oignons également luttent contre l'estomac et d'autres cancers, aussi bien que la protection contre certaines infections. Les oignons peuvent améliorer la fonction de poumon, particulièrement dans les asthmatiques. Hadja Madjio, nutritionniste à la délégation régionale de la santé publique pour l'Adamaoua déclare que « l'oignon c'est un légume et en alimentation ou nutrition, qui guérit près de lorsqu'on parle de légume, on voit ses fibres. C'est un aliment riche en fibres, et les fibres réduisent le taux du glucose dans le sang. C'est donc un aliment qui est conseillé pour les diabétiques. Il est aussi riche en potassium. C'est donc un aliment conseillé aux hypertendus, car le potassium réduit la tension artérielle. C'est un épice, c'est un condiment qui relève le goût de nos plats, c'est bon de consommer les oignons. En pharmacologie, on conseille de consommer les oignons parce que ça dégage aussi les bronches. Lorsqu'un enfant fait par exemple une crise d'asthme, on conseille de découper un oignon et de le donner à cet enfant, ça dégage les bronches. Comme tous les légumes, c'est conseillé de consommer les oignons crus parce que là au moins on est sûr que le potassium ou les fibres vont au moins agir dans notre organisme ».

La production mondiale d'oignon s'élève à environ 70 millions de tonnes (FAO 2004). Il est aujourd'hui largement cultivé et récolté comme plante une annuelle ou bisannuelle (floraison la deuxième année) dans les régions tropicales et subtropicales et occupe les 1er rangs  parmi les condiments les plus utilisés. Les plus grands pays producteurs et respectivement consommateurs  sont la Chine, l'Inde, la Russie, le Japon, le Pakistan et l'Italie. Le Cameroun (104 595 tonnes) 3e pays africain derrière le Nigeria (881 210 tonnes) 1er et le niger (323 700 tonnes) 2e  (FAO 2004 et ARDIC ARM). Cependant, il n'existe pas de véritable circuit organisé de commercialisation de l'oignon au Cameroun malgré les tentatives des organisations faîtières de producteurs. Le pays est Depuis 1997  importateur des oignons venus des Pays-Bas, mais vend plus 50% de sa récolte dans la sous-région Afrique centrale. Le volume annuel commercialisé tourne entre 90 000 et 100 000 tonnes (IRAD de Garoua) qui représentent une masse monétaire de l'ordre de 7 milliards de F Cfa. Cela équivaut à 77 % de la production totale annuelle, le reste (23 %) étant absorbé par les pertes, très importantes lors du stockage et du transport. L'oignon pour une bonne appréciation de ses vertus thérapeutiques et culinaires doit se conserver pour une longue durée dans un endroit sec à l'abri de la lumière. On peut conserver les récoltes d'oignons dans un silo un entrepôt climatisé et surtout avec un taux d'hygrométrie stable et égal à 75% d'humidité. Sinon, dans le réfrigérateur, pas plus d'une semaine. Une situation qui ne laisse pas indifférents les grossistes. L'oignon est une denrée essentiellement périssable, tout dépend de la saison de récolte et de la conservation. Selon Hamadou Tidjani, grossiste interrogé au marché d'oignon de Douala, « si on stocke 100 sacs, on se retrouve au bout du compte avec moins de 30 sacs, tous les autres 70 sacs étant pourris. Ça dépend du climat. On peut bien conserver les oignons à partir de décembre ». Selon Saliou, vendeur et transporteur, « c'est maintenant qu'on commence à cultiver les oignons dans les régions septentrionales du pays Tout ce qu'on avait cultivé la saison dernière est déjà fini ». Selon les vendeurs rencontrés au petit marché de N'Gaoundéré, le sac varie entre 50 000 et 55 000 francs pour l'ancien stock, 40 000 le nouveau stock et le tas de dix (10) à 500 francs ou 1000 francs selon la grosseur. L'oignon est la troisième culture de rente après le coton et l'arachide. Couvre plus de 3 400 ha et occupe 13 600 producteurs, pour une production annuelle de plus de 100 000 t. La culture de l'oignon procure chaque année plus de 6 milliards de F CFA (9 150 000 €) aux producteurs, quelques producteurs se sont organisés pour faire face à l'absence de financement, au manque d'intrants, à la méconnaissance des techniques culturales et à l'inexistence de magasins améliorés de stockage. Dans l'Extrême-Nord, une fédération des producteurs a vu le jour et regroupe 17 unions et 317 groupements. Parallèlement, on note aussi la présence de quelques groupements, reconnus ou informels. La même situation se retrouve dans la province du Nord avec une coopérative de producteurs. Ces organisations bénéficient  des appuis financiers provenant de l'Agence canadienne de développement international, de l'Union européenne et du parrainage d'Agrocom (Agriculture-agro-industrie-communication). Divers volets sont concernés : les crédits de campagne, les crédits d'investissements pour l'achat de motopompe ou la construction d'entrepôts individuels, les crédits à la commercialisation pour les organisations de producteurs. Pour les deux régions, Nord et Extrême-Nord, le montant avoisine 900 millions de F CFA. La filière collabore aussi avec le Ministère de l'agriculture, INADES, GTZ de Mora, le PAAR (Projet d'appui à l'autopromotion rurale), SAILD, le PNVRA (Programme national de vulgarisation et de recherche agricole) de l'Extrême-Nord, la Délégation départementale d'agriculture de Mayo Sava (Mora) et du Diamaré (Maroua), IRAD (Institut de recherche agronomique pour le développement) de Maroua, AFVP, Crédit du Sahel.

Nous pensons que beaucoup reste à faire pour la promotion de cette filière!

Par

MOTTO ESSOME KOUNZ Legrand et Martial Gervais ODEN BELLA

Pour toute information complémentaire : groupebellomar@yahoo.fr , +23733111112/+23775697032/+23799336667

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29 juillet 2012

CREATION D’UN COMPLEXE AGROINDUSTRIELLE : CAS DU SUD CAMEROUN

DSC00670La région du sud avec ces 153 Kilomètres de côte sur l’océan Atlantique  et une population estimé à 692 142 habitant selon les données du troisième recensement en 2010 est la seule Région du Cameroun qui partage ses frontières naturelles avec trois pays que sont le Gabon, la guinée équatoriale et le Congo (Brazzaville). La région du Sud est de ce fait un carrefour d’échange commerciale propice. Le comice agropastoral d’Ebolowa a fait ressortir les richesses et les opportunités que regorge la région du Sud. Longtemps restée enclavé par le manque des infrastructures, la région du Sud à une bonne position géographique et une terre propice à l’agriculture et l’élevage car sur le plan religieux le christiannisme, est la principale religion dans toute la région. Malgré le fait que l’animisme est loin de disparaitre en dépit de sa faible représentativité. Ce qui suppose de très faible restriction dans les habitudes alimentaire. C’est dans cette optique que nous pensons que l’implantation d’un complexe agroindustrielle dans la région du Sud Cameroun pourrait être une activité rentable et perenne. Vu le fait qu’on peut se baser sur des suppositions , il a été important de descendre sur les lieux en vue d’évaluer les opportunités de creation du dit complexe agroindustrielle. L’objectif de l’étude empirique, était de pouvoir déterminer toutes les opportunités pouvant contribuer à l’implantation d’un complexe agroindustrielle dans la région du Sud Cameroun et  de définir les activités de production rentable pouvant être menée dans le cadre du complexe qui pourrait être mis sur pied après une étude approfondie et l’obtention du financement nécessaire à sa mis en œuvre. Pour  cela il était donc  question pour nous de mener une analyse de la productivité locale du marché, une analyse SWOT du projet(Forces et Faiblesses, Menaces et Opportunités), une analyse du marché local, d’identifier le site d’implantation du projet, de faire  une proposition des activités de production du complexe , une proposition des objectifs de production du futur complexe,  ainsi des perspectives de l’étude approfondi et du montage du projet.


Au terme de cette étude, tous les points étant clairement définis, il en resort que le cheptel du sud est constitué de l’élevage des porcins, ovins, caprins, des volailles et aussi un peu de bovins. Les données chiffrés du MINIPIA(Ministère des Pèches et Industries Animal)  nous ont permis d’analyser  empiriquement le terrain et la faisabilité  du complexe agropastoral.  Les élites du Département du Dja et lobo pratique l’élevage des volailles pour le prestige et non pour la satisfaction du besoin de marché, ces informations ont été recueillies auprès de nos accompagnateurs qui sont des autochtones de la région. La plupart des élites de la région pratiquent  l’élevage des volailles, mais le drame est qu’il y’a pas un réel suivi meme si ce département produit les 66% de la production totale de la région du sud et partage la pole position en matière de vente avec le département de la Mvila 17000 et 16000 poulets, 1300000 et 1900000 œufs vendus par an. Malgré son développement moins avancé, l’élévage des volailles  reste l’activité principale en matiére d’élevage dans la région. L’élévage des ovins à une faible demande dans la région, mais reste present dans la region du sud et est réalisé en grande partie par les resortissants de la région du nord venu de la région de l’est surtout dans le département de la vallée du ntem qui à elle seul realise 69% de toute la production de la region. Nous avons constaté une légere progression de la demande entre 2008 et 2009. La demande croit de manière exponentielle avec le temps et le marché qui devient de plus en plus insatisfait. Cette analyse nous ouvre la porte pour la création des opportunités d’emploi dans la région du sud.


Le marché des volailles et animaux est prospère dans la région du sud d’abord par la position géographique, en suite sa proximité avec les pays limitrophes du Cameroun notamment le Gabon, la Guinée et le Congo Brazzaville. Selon les analyses des données recueillis auprès de la délégation régionale  du MINIPIA, nous constatons un besoin énorme du marché qui reste toujours insatisfait. Selon les analyses faites: le département du Dja et Lobo et la Mvila produisent plus d’œufs  que les autres départements soit 80% de la production de la région. Ceci a cause de l’environnement qui est favorable et le marché qui ne cesse de croitre de jour en jour dans la région, et au niveau de la frontière avec les autres pays. La région du sud étant constituée essentiellement des chrétiens, l’élevage des porcs reste un bon atout car la consommation fait parti des habitudes alimentaires de la région et le terrain est propice à l’élevage de toutes les races porcines.Le département de l’océan produit annuellement environ 11000 têtes. Selon les informations recueillis  auprès de nos accompagnateurs, l’élevage des porcs est réalisé par des étrangers principalement ceux originaire de la région de l’ouest du pays (les Bamilékés et les Bamoums), vous pouvez confirmer ces informations par l’analyse des données recueillies auprès du MINIPIA. Les éleveurs Bamouns  vendent  plus de 70% des porcs de la région. Avec un cheptel de près de 1500 boeufs l’élévage des bovins de la region est basé en majorité dans le département de la Vallée du ntem  et dans le département de la Mvila 1200 bœufs soit 80% de la production. Cet élevage est totalement entre les mains des resortissants de la region du nord Cameroun. Les  départements tels la Vallée du ntem de l’Ocean et de la Mvila sont les véritables poles de consommation. Mais aussi les pays limitrophes(Gabon et Guinée Equatorial) constituent une demande qui ne cesse de gripper soit 10% que celle des années precédentes qui étaient de 25 %. Selon le rapport et les données recueillis auprès du délégué régional du MINIPIAn,  on note une très grande activité d’exportation vers des pays comme le Gabon et la Guinée équatorial. Nous constatons que la vallée  du Ntem exporte plus que les autres départements ceci pour dire que toutes les activités liées à l’élevage restent aux mains des « étrangers » de la région. Selon les données analysées 21,77% de la production du porc est destiné au marché étranger et 44,54% de la production d’œufs et de volaille est acheminé vers les pays limitrophes. En conclusion, la vallée du Ntem exporte plus que les autres départements soit plus de 50% de la production de la région. Nous avons observés lors de nos descentes au sein des unités de production locales d’huile de palme, que les noix de palmiste n’étaient  pas exploitées à des fins de production d’huile de palmiste mais brulés au sein des dits sites de production. Cela nous a permit de voir la une opportunité de diversifié offre du complexe agricole tout en restant socialement responsable. Le gouvernement a décidé de mettre sur pied dans la region du sud, une usine de montage de tracteur dans la ville d’Ebolowa. Ceci afin de pouvoir doter la région des moyens de développer son agriculture et des projets innovants pour faire partir de l’émergence à l’horizon 2036. Mais aussi la région du sud est la région qui bénéficiera de plus de 50% des grandes réalisations du Chef de l’Etat avec la construction du barrage de Mevele, du port en eau profonde de Kribi et aussi des projets qui se grefferont à ces projets telle la construction des routes et l’électrification. La région du sud ne sera plus l’une des régions les plus enclavées du sud du pays mais la porte d’entrée et de sortie du Cameroun. La région du sud possède une main d’œuvre qualifié, elle reste une des régions sous exploitée (présence des terres exploitables) dans la quelle l’activité agropastorale est encore subventionnée, suivie et encadrée par les ministères de tutelle et  aussi Exonérée de certaines taxes. Mais la région du sud  fait toujours face aux problèmes tels absence de provenderie, la présence des maladies aviaires (la grippe aviaire et porcine), l’électrification, des importations frauduleuses des poulets et de porcs congelés.


En somme, Les données collectés dans le département du Dja et Lobo, nous ont permis de nous rentre compte que l’implantation d’un complexe agroindustrielle serait une activité très rentable du fait de la demande locale qui ne cesse de croître et de la demande certaine des pays limitrophes. Cependant une étude de faisabilité plus poussé est indispensable pour le montage du plan d’affaire de ce projet.


Par
Martial Gervais ODEN BELLA, MOURTALA MOHAMAN, MEKONGTSO FOPA Gérard et ESSOME MOTTO KUNTZ avec l'appui technique du PDG du cabinet conseil d'ingenierie agroalimentaire SYLVER MILLENIUM

Pour information complémentaire : groupebellomar@yahoo.fr et +23775697032 / +237 33 11 11 12

30 octobre 2011

VIH/SIDA ET AGRICULTURE EN AFRIQUE CENTRALE: Impact socio économique en zone rurale

photo_espace_cultivableLe sida, maladie tout d’abord connu sous le nom de GRID (Gay-Related Immune Deficiency) dans les années 70 à cause du virus retrouvé par les docteurs nord américains sur leurs patients homosexuels. Ces diverses appellations s'avérèrent inappropriées dès que s'affirma l'universalité de la maladie pendant  l'été 1982 aux Etats Unies. Le sigle AIDS qui signifia d'abord Acquired Immune Deficiency Syndrome puis Acquired Immunodeficiency Syndrome est choisi et la France adopte le sigle SIDA (syndrome d'immunodéficience acquise ou syndromed'immunodépression acquise). En 1986 après plusieurs recherches, les scientifiques parviennent à découvrir l’agent causal du sida, un rétrovirus (HTLV-III) isolé et l’appelle HIV (Human Immunodeficiency Virus), que les Français transcrivent en VIH. Il existe plusieurs rétrovirus responsables du sida, chacun infectant une espèce particulière. Le plus connu d'entre eux est le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) infectant l'Homme, le VIS infectant les singes et le VIF pour les chats. Dès le début duXXIe siècle, le SIDA se transforme en une pandémie globale. De  1981 à 2006 environ 25 millions de morts dues aux maladies en rapport avec le sida, Le nombre de séropositifs est de 36,1 millions (ONUSIDA 2010). Les principales victimes sont actuellement les habitants des pays en voie de développement et représentent 95%. Les raisons sont multiples et varient d'un pays à l'autre : tourisme sexuel pour l'Asie du Sud-est, inoculations volontaires du virus, absence d'information de la population sur les facteurs de risque de transmission (notamment en Afrique noire), convictions religieuses interdisant l'utilisation des moyens de protection tels que le préservatif, refus de l'abstinence ou relations hors mariage, pratiques incestueuses, mariages forcés, manque de moyens ou de volonté pour faire de la prévention et informer les populations(principalement en Afrique et en Asie),. Il existe à ce jour trois modes de transmission du VIH qui ont chacun leurs particularités. La transmission par voie sexuelle qui est le principal; la transmission par voie sanguine qui concerne particulièrement les utilisateurs de drogues injectables, les hémophiles, les transfusées et les professionnelles de santé; la transmission de la mère à l'enfant : qui peut survenir in utéro  dans les dernières semaines de la grossesse, au moment de l’accouchement et de l’allaitement.   

C'est en Afrique que la pandémie connaît les taux de décès les plus élevés. Ce continent ne représente qu'un 1/10 de la population mondiale mais 9 nouveaux cas sur 10 d'infection par VIH y sont concentrés. 83% de tous les décès dus au SIDA sont en Afrique, où la maladie a tué dix fois plus d'êtres humains que la guerre. En 2002, 2,4 millions d'Africains sont morts du sida  selon l’ONU. On estime également que 10 millions de jeunes Africains âgés de 15-24 ans et environ 3 millions d'enfants de moins de 15 ans sont infectés par le virus du VIH. Certains pays d'Afrique comptent actuellement jusqu'à 25 % de leur population active séropositive au VIH. Dans les pays d’Afrique centrale, le SIDA est en train de devenir une menace plus grave dans les zones rurales que dans les villes. Dans l'absolu, il y a plus de ruraux que d'urbains infectés par le virus. L'épidémie se propage à un rythme alarmant jusque dans les villages les plus reculés, réduisant la production vivrière et menaçant la survie des communautés rurales.  Dans les 25 pays africains les plus touchés,le SIDA a provoqué la mort de 7 millions de travailleurs agricoles depuis 1985.Il pourrait en tuer 16 autres millions au cours des 20 prochaines années.En outre, le VIH/SIDA impose une plus lourde charge aux communautés rurales, car de nombreux résidents urbains et travailleurs migrants rentrent dans leur village d'origine lorsqu'ils tombent malades causant la diminution des emplois salariés, une baisse des revenues d’appoint et une réduction des envois de fonds.  En même temps, les ménages dépensent davantage pour payer les frais médicaux et les obsèques, et tandis que le nombre de membres de la famille productifs diminue, le nombre de personnes à charge augmente, entrainant un affaiblissement des réseaux d’entraide rurale, une perte des connaissances agricoles, une perte de l’épargne. Ces réalités entrainent des effets préjudiciables sur la productivité agricole à savoir la diminution des terres cultivés, la diminution des récoltes à forte intensité de main-d’œuvre, une récolte moins diversifiées,la diminution de l’élevage, mettant en péril la sécurité alimentaire des ménages aussi bien à court qu'à long terme. Les facteurs biologiques et sociaux rendent les femmes et les filles plus vulnérables au VIH/SIDA que les hommes et les garçons. Des études ont montré que les taux d'infection par VIH chez les jeunes femmes peuvent être 3 à 5 fois supérieurs. Les femmes et les filles ont,en outre, un surcroît de travail parce qu’elles s'occupent des malades et des mourants et sont normalement chargées de cultiver la nourriture car représentant plus de 75% de la population rural active. L'impact du SIDA sur les communautés agricoles varie d'un village à l'autre et d'un pays à l'autre.

Il est clair que l'épidémie a anéanti les progrès des 40 dernières années en matière de développement
agricole et rural. Malgré les moyens financiers, les larges campagnes diffusions d’informations et les mesures particulières de prévention l’agriculteur refuse d'admettre les faits, manque de moyens pour s’acheter les antirétroviraux pour  apparente la maladie  à un mythe. Si l’agriculteur africain manque de
matériel agricole, de terre fertile et maintenant perd 90% de sa main d’œuvre, ceci pose d'énormes problèmes aux gouvernements, aux organisations non gouvernementales et à la communauté internationale. La maladie n'est plus un simple problème de santé: c'est devenu un grand problème de développement.

Une synthèse des réflexions réalisées par : MOTTO ESSOME KUNTZ Legrand et Martial Gervais ODEN BELLA

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