concertation_sur_le_site_propose_implatation_projet_AgricoleL’Afrique a toujours exercé un attrait indéniable suscité par ses richesses naturelles parmi lesquelles la forêt, les plantations et les sols, le climat, les variétés de matières premières agricoles qui occupent une place exceptionnelle. L'agriculture est le démarreur du développement économique. Le développement agricole fournit des opportunités aux industries agroalimentaires, de la nourriture aux travailleurs non agricoles, et des marchés ruraux pour les
industries urbaines. Dans pratiquement tous les pays développés, la croissance économique moderne a commencé à partir d'une révolution agricole, et l’exploitation agricole s’est rapidement développée et a fait la prospérité de bon nombre de sociétés camerounaises et étrangères souvent implantées simultanément dans plusieurs pays voisins. Le rôle de l’agriculture dans les pays africains est de plus en plus évoqué dans la presse. Certaines publications attirent l’attention sur un constat : en milieu rural, les jeunes sont les principaux acteurs de la production économique et interviennent à tous les niveaux du système agricultural de la production à la transformation des produits agricoles. Dans certains pays d’Afrique, les deux tiers des travaux agricoles assurent le revenu de nombreuses familles. La plupart des investissements en faveur d’une agriculture poursuivant deux objectifs :améliorer les revenus et réduire les travaux pénibles.

Dans un contexte de libéralisation économique et de compétitivité accrue, la commercialisation et la distribution des produits agro-alimentaires constituent un enjeu de taille pour certains pays africains. L’insertion dans le circuit
économique mondial et l’accès aux marchés internationaux sont devenus des impératifs pour ces pays. Et aujourd’hui de nombreuses politiques sont mises en place pour une maîtrise de la production jusqu’à la commercialisation :
laquelle passe par une meilleure formation technico-commerciale, l’accès aux financements et au crédit, la disponibilité de la technologie, la création des centres d’incubation, la mise en place des programmes d’appui, la recherche de marchés non traditionnels et de joint ventures, la diversification des débouchés et circuits de distribution, le développement des infrastructures de transport au plan national et régional et des installations ou équipements. L’accent a été aussi mis sur la nécessité d’encourager les investisseurs privés nationaux dans le secteur agricole et sur la promotion de rencontres de type entrepreneurial. Le manque d’informations et de données statistiques est perçu comme une contrainte majeure.

La gestion du patrimoine agricole a presque toujours été considérée comme relevant de la responsabilité quasi exclusive de l’Etat,dès lors que les opérateurs économiques ont souscrit aux formalités administratives et financières qui leur ont été fixées. Mais depuis les années 2000, l’Afrique a fait l’objet d’une attention soutenue, non plus seulement de la part des opérateurs économiques du secteur agricole, mais aussi et surtout, de la part des agences de coopération, des Organisations non gouvernementales. Car la gestion durable des ressources agricoles de la région est devenue le point central des enjeux et des débats, et de nombreux partenariats sont établis et engagés dans une collaboration dynamique et une coordination des approches et des efforts. C’est dans ce contexte que de nombreuses entités apportent un appui concret tant sur le plan matériel que financier à l’instar de l’institut international
d’agriculture tropicale (IITA), Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) ,le fonds international de développement agricole (FIDA), AAFEX (Association Afrique
Agro Export); les Ministères de l’agriculture et le Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation. De surcroît des institutions de recherche qui apportent leur soutien comme l'Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), le Renforcement des Partenariats dans la Recherche Agronomique au Cameroun (REPARAC),  le (le programme d’appui pour la jeunesse rurale et urbaine (PAJER-U), le (Fonds national de l’emploi) FNE, le PDEA (Projet de Diversification des Exportations Agricoles du Cameroun).

Malgré des pratiques de gestion durable du secteur agricole et du développement rural, les jeunes rencontrent des difficultés. Cependant, pour y faire face, des solutions et des stratégies sont proposées en vue de contribuer au développement d’un secteur agricole et un espace rural pourbâtir un pays émergent.  Ce document mettra ainsi en exergue ces grands défis auxquels les jeunes sont confrontés.

Les difficultés auxquelles font face les jeunes en Afrique dans l’agriculture restent et demeurent les même depuis des années. Il s’agit  des problèmes de production en grande quantité (production industrielle) car n’ayant par les matières premières.Ce secteur d’activité fait face à des difficultés à l’instar des problèmes d’acquisition des fertilisants et pesticides, ceci à cause du coût élevé et la contrefaçon des engrais achetés qui ne garantit pas la qualité des plants
cultivés. L’éloignement des sites de culture pour les jeunes en milieu urbains. Le mauvais état des routes voire l’enclavement des zones à haut potentiel ne contribue pas au développement de l’agriculture en milieu jeune.


            L’organisation irrégulière de foire, forum et salon permettant de communiquer sur les produits et les
innovations agricoles. Faible accès aux ressources financières pour constituer un  fond roulement. La faiblesse des capitaux ne permettent pas d’investir dans l’agriculture. L’insuffisance d’une action gouvernementale pour aider à l’exportation des produits agricoles transformés. Les maladies, les pandémies à l’instar du paludisme et du sida qui touchent les jeunes agriculteurs ne leur permettent pas d’avoir une main d’œuvre de qualité, l'absence d’une politique rigoureuse pour d’aider au développement de  l’entrepreneuriat  jeune dans l’agriculture 

 Le secteur agricole recèle un potentiel qui dépasse de beaucoup son niveau de production actuelle, de sorte que son développement peut jouer un rôle dans la relance économique du pays, notamment en limitant les besoins en produits
importés, en augmentant les revenus des paysans et en réduisant l’exode rural; et  enfin générant de nouveaux emplois et participant de façon significative à la réduction de la pauvreté en milieu rural. Pour ce faire, plusieurs éléments doivent être mis en commun pour améliorer l’agriculture en milieu rural en général et en milieu jeune en
particulier. Nous pouvons citer :

  •  l’amélioration de l’accès aux marchés locaux et nationaux pour les produits agricoles compétitifs par le
    désenclavement des zones de production, l’organisation des différentes filières, le développement de la transformation ou la valorisation locale des produits (journées portes ouvertes, soirée de dégustation…), l’amélioration des filières de commercialisation des produits agricoles, l’amélioration de l’accès et de la diffusion de l’information économique et sociale (séminaires,colloques, conférences…) , notamment par la mise en place
    d’un système d’information sur les marchés;
  • l’amélioration de l’autosuffisance alimentaire par une diminution de la dépendance du pays par rapport aux
    importations alimentaires, l’intensification de la production agricole vivrière et maraîchère par l’utilisation de technologies améliorées d’intensification et de diversification, en vue d’adapter l’offre à la demande urbaine;
  • le renforcement des capacités productives en milieu rural par le développement du capital humain, notamment
    des organisations paysannes et des capacités techniques des services de conseil privés et publics, le soutien à la création de services privés d’approvisionnement en intrants, le renforcement des capacités techniques et de
    gestion des producteurs ruraux et de leurs organisations, la promotion d’une recherche et développement (R&D) adaptée aux besoins des systèmestraditionnels de production.

  •  La mise sur pied d’un cadre législatif et règlementaire favorable à l’initiative des jeunes.

  •  La formation, le financement et l’accompagnement des acteurs dans les différents secteurs agricoles.

L’amélioration des pratiques agricoles dans le milieu rural au bénéfice des jeunes, passe par leur reconnaissance comme élément de gestion durable. Nonobstant les difficultés rencontrées par les jeunes dans le secteur agricole, l’agriculture et le développement rural permettent aux jeunes de lutter contre le chômage et surtout de saisir les opportunités plurielles qui en découlent.

Par Martial Gervais ODEN BELLA, EBENYE AGON Annita Lydia et MOTTO ESSOME KUNTZ Legrand